Je n’ai pu m’empêcher, à la lecture d’une déclaration récente du Président du Conseil Scientifique sur la possibilité de nécessité d’une 4ème dose alors que la campagne de vaccination 3ème dose bat son plein – d’imaginer le courriel suivant.

De : Présidence de la République

A : Mr le Pr Jean-François Delfraissy, Président du Conseil Scientifique

Monsieur,

On s’irrite en haut lieu de votre de votre déclaration ce mercredi 8 décembre devant le Sénat concernant la perspective d’une 4ème dose de vaccination. Si l’on apprécie votre zèle et la fidélité à votre devise « Mieux vaut prévenir que guérir », il est fâcheux que cette déclaration totalement prématurée intervienne alors que le Ministère de la Santé se mobilise pour  administrer une 3ème dose, dite de rappel, à l’ensemble de la population vaccinable. Ce d’autant qu’elle donne du grain à moudre aux opposants à notre politique dans ce domaine.

Vous n’ignorez pas que notre ligne de conduite en la matière, constante et jusqu’à présent efficace (contrairement à vos innombrables et contradictoires recommandations ), est de rassurer l’opinion publique tout en préparant les esprits à d’éventuelles nouvelles mesures, par l’usage dosé de termes soigneusement choisis, Vous deviez donc réaffirmer votre entière confiance en l’efficacité de la dose de rappel, et n’évoquer une 4ème dose – si vous deviez le faire pour répondre à des objections ou à des questions écrites – que comme une hypothèse fantaisiste n’étant même pas, à votre connaissance, à l’étude.

En brûlant ainsi les étapes, souhaitez-vous que l’on pense, en pleine période pré-électorale, que cette 4ème dose annoncée, constitue l’amorce d’une politique de santé publique uniquement préoccupée d’échéances électorales vaccinales? Voulez-vous fournir  au « Conseil Scientifique Indépendant », noyauté par les activistes et complotistes de Réinfocovid, de nouveaux arguments? N’imaginez-vous pas les conséquences d’une France divisée en 2 camps – un camp contre nature d’irréductibles « antivax » et d’obédients de l’Organisation Mondiale de la Santé, et l’autre « 5ème vague, 4ème dose : une dose de retard »?

L’opinion publique nous a jusqu’à présent suivis aveuglément, mais cette tendance lourde n’est pas irréversible. Aussi nous vous serions obligés de limiter vos déclarations dans les semaines qui viennent et de vous rapprocher du Ministre de la Santé pour la conduite à suivre.

M. P. Conseiller du Président de la République