Cartel des volailles, mai 2015. Pauvres volailles élevées en batterie! Pauvres salariés des volaillers,  victimes de plans sociaux à répétition! Et depuis peu, pauvres producteurs de volailles,qui se font plumer en toute légalité par les toutes puissantes centrales d’achat de la grande distribution! Dure loi décidément que ce principe de  « libre concurrence » imposées de Bruxelles par l’Autorité de la Concurrence qui, les yeux bandés comme  la Justice, protège les intermédiaires.  Toute la chaîne alimentaire – pardon – toute la filière  y passe. Une chose est sûre : l’action collective est désormais impuissante ou interdite. On se demande à quoi peut bien encore servir une Fédération Professionnelle si elle ne peut même plus organiser la concertation entre ses membres! Mais la tradition dans cette affaire de volailles est respectée : les poulets sont mangés, les consommateurs sont plumés, et le gagnant demeure le renard de la distribution. Enfin, tant qu’il y aura des poules, des éleveurs de poule et des consommateurs, bien entendu…