Tous ceux qui ont charge d’entreprise se demandent aujourd’hui comment passer la crise actuelle sans trop de casse : quels sacrifices doit-on faire?  ne pas faire? faut-il une fois de plus faire le dos rond,  réduire les coûts, geler les projets et attendre que cela passe ?  Et pour combien de temps ? Mais beaucoup l’ont compris : cette fois,  il ne s’agit pas d’une crise conjoncturelle, mais bien d’une crise de modèle. Un modèle plus financier qu’économique mais dont l’effondrement remet bel et bien en  question nos propres modèles…

Pour les dirigeants d’entreprise comme d’institutions, la question devient alors de savoir comment tirer à temps  les conséquences de ce qui est en train de se passer…sans en avoir ni une  vision claire, ni les moyens,  ni le temps.

Il y a pourtant un moyen de sécuriser tout en anticipant : celui de mettre l’entreprise  davantage en phase avec son milieu, de  comprendre et développer  les interactions entre ses parties prenantes : managers, collaborateurs, clients, investisseurs, partenaires, distributeurs. Il s’agit de passer d’une logique  de capacités, de compétitivité sur des offres standard et de productivité par maillon  à une logique de connaissance,  d’interaction  et d’association. Cela veut dire décloisonner l’entreprise, s’assurer de la compréhension, de  l’adhésion et de la coopération des parties prenantes, exploiter de nouvelles interactions, renforcer sa  compétitivité  par une valeur d’offre supérieure du point de vue des clients.