Ce n’est pas trop une pensée de début d’année, mais bon l’idée m’a amusé et j’espère qu’elle vous amusera aussi.

De l’Antiquité jusqu’à la fin du siècle dernier, l’une des grandes souffrances de l’homme, passé l’âge mûr, était de constater, face à une nature immuable et à l’éternel retour des saisons, sa propre décrépitude “Ô lac, rochers muets (…) vous que le temps épargne ou qu’il peut rajeunir”. Être vieux, c’était changer, avoir changé, se sentir changé, dans un monde perpétuellement jeune. Ces  dernières années, c’est tout le contraire que l’on reproche aux seniors… le monde change, tout le monde change, pas eux. Être vieux, c’est ne pas changer, une sorte de jeunisme éternel. Avouez que c’est à n’y rien comprendre!

C’était une forme de suite à ma question du 18 juillet : “Que faut-il garder, que faut-il conserver?”